Retour Publications d'expert | Publié le 24/06/20

COVID-19 | Les actualités du mercredi 24 juin 2020

« Si on m'annonçait que la fin du monde est pour demain, je planterais quand même un pommier. » (Martin Luther)

 

Chères Clientes, chers Clients,

Aujourd’hui une petite pause sur les textes de lois, le temps de respirer un peu, en ce début d’été, avec des annonces qui fleurent bon d’optimisme :  

 

MAINTENANT

 

___ 1) Filière AUTOMOBILE : dans un communiqué de presse d’hier, le Ministre de l’Economie et des Finances a lancé un Appel à Manifestation d’Intérêt (AMI), dénommé « Plan de modernisation auto », pour soutenir les investissements de modernisation des entreprises de la filière dans leurs outils de production, en vue de le rendre plus compétitif et de l’orienter vers les modèles économiques d’avenir. Il est appuyé sur un fonds de de 200 Me soutien et par BPIFrance. Cet AMI, majoritairement financé sous la forme de subventions est ouvert aux dépôts de dossiers jusqu’au 31 juillet : cliquez ici pour aller sur le site dédié.

 

___ 2) Financement des PME Memo Bank, la première banque indépendante créée en France depuis 50 ans, vient de recevoir l’agrément d’établissement de crédit de la part de l’ACPR, afin d’accompagner le développement et la numérisation des PME. Dès septembre, elle financera les projets des entreprises dont le CA > à 2 Me, d’abord en Île-de-France et en région lyonnaise, puis sur le reste du territoire français.

 

___ 3) PGE : Le montant atteint dépasse désormais les 100 Mds. A la suite des analyses rapportées dans nos différentes lettres Covid-19 (2427 et 30/0441920 et 25/05, puis 8/06), voici que les derniers chiffres au 12/06 viennent d’être publiés :

  • le montant des pré-accords s’élevait à légèrement plus de 100 Milliards, soit 1/3 des 300 Mds ouverts, contre près de 88 à fin mai, correspondant à près de 502 000 dossiers contre 475 000. Pour rappel, le total des « demandes recensées par les banques » s’élevait à 109 Mds à fin mai, contre près de 71 Mds au 30 avril. Ce chiffre à fin juin ne devrait être actualisé que mi-juillet,
  • La moyenne générale, lissée, continue de croitre légèrement à près de 200Ke par PGE, contre 186 et 182 Ke précédemment, marquant l’arrivée des plus gros montants de PGE pour les grosses PME et ETI,
  • Sur les 100 Milliards  :
  1. 25 Mds sont pour le secteur du commerce, redescend désormais à 25% du total,
  2. 17,6 Mds pour l’industrie manufacturière, remontant désormais nettement à 17,6%,
  3. la construction semble avoir fait le plein à 8,9 Mds contre 8,2 à fin mai,
  4. les activités techniques et scientifiques représentent toujours près de 10%,
  • Les régions les plus concernées :
  1. IDF : qui était jusqu’alors à 32-33% du total, correspondant à peu près au niveau de sa part de PIB,  concentre désormais près de 37% du total des montants,
  2. Auvergne-Rhône-Alpes : redescend à 10% après avoir été longtemps à 12%,
  3. PACA à 8,5% après 9,2%,
  4. Nouvelle Aquitaine et Occitanie : entre 7 et 8%,.

 

___4) DARES - Chiffres emploi et activité partielle : à la suite des principaux chiffres déjà évoqués dans nos quotidiennes du 24 avril, des 611 et 26 mai et 2 juin, sur les situations au 20 puis 28 avril, 5 mai et 19 mai, la DARES a publié récemment les résultats d’une enquête flash sur l’activité et les conditions d’emploi de la main- d’œuvre pendant la crise sanitaire Covid-19, réalisée auprès d’entreprises > 10 salariés du secteur privé non agricole entre le 1er et le 15 juin 2020, sur leur situation et les conditions d’emploi de la main-d’œuvre à fin mai : la reprise est bonne. Jugez-en par les propos que nous reprenons parfois tels quels. Ce sont eux qui le disent :

  • « En mai, l’activité reprend fortement dans les entreprises ».
  • « En mai, 5 % seulement des salariés étaient dans une entreprise dont l’activité s’était arrêtée, après 12 % en avril et 19 % en mars »,
  • « Les entreprises dont l’activité a diminué de plus de moitié ne représentent qu’un quart des salariés (27 %, après 45 % en avril) »,
  • « Cette amélioration est générale et particulièrement nette dans les secteurs de la fabrication de matériels de transport (2 % à l’arrêt après 26 % en avril), de l’hébergement restauration (49 % à l’arrêt après 72 % en avril), de la construction (2 % à l’arrêt après 16 % en avril), ainsi que dans les plus petites entreprises (12 % à l’arrêt en mai après 26 % en avril dans les entreprises de 10 à 19 salariés) »,
  • « Les causes de chute d’activité évoquées sont avant tout la perte de débouchés (50 %, après 45 % en avril) ou les fermetures administratives (28 %, après 30 %), loin devant le manque de personnel pouvant travailler (stable à 14 %) et les difficultés d’approvisionnement (8 % après 11 % en avril) »,
  • « Les réductions d’effectifs restent, comme en avril, contenues globalement, même si elles sont significatives dans certains secteurs, avec une forte hausse en mai dans l’hôtellerie-restauration. 
    Elles passent toujours majoritairement par le non-renouvellement de CDD »…

     
  • Enfin du POSITIF dans ce monde de Cassandres, les entrepreneurs le disent et la DARES le relaie. Vous pouvez découvrir l'intégralité de l’étude ici,
  • On attend désormais avec une certaine impatience les chiffres du chômage en mai, ainsi que ceux de l’activité partielle (surtout pour la part indemnisation),

 

___ 5) INSEE : chose promise… Suite à notre analyse du 22/06 du dernier point de conjoncture au 17/06, le « moins pire » que prévu ! et c’est Tant mieux, nous poursuivons par un petit zoom sur certaines parties :

___> Dans une telle période inédite, l’INSEE a recours à l’observation de certains indices et données particuliers, en dehors des « habituels » qui peuvent être un miroir de l’ensemble de l’économie, par exemple les :

  • informations journalières de trafic de fret ferroviaire transitant sur le réseau de la SNCF : après avoir chuté au plus bas à 63% de la «normale», il est revenu début juin à 85%,
  • déplacements matinaux d’après les données des téléphones mobiles, transmises exceptionnellement par Orange à l’INSEE, de manière anonymisées pour les besoins de la crise, entre 7 et 9h du matin  :
  1. Impressionnant de corrélation bien visible sur les graphiques, et sur les cartes colorées de mesure de distances parcourues ! (Ah le « big data » bien utilisé !),
  2. après avoir chuté de 75% pendant le confinement, les points bas ayant été à compter du 17/03 sur les 2 premières semaines, il est revenu fin mai à globalement 60%, après avoir dépassé les 50% la semaine du 11 mai,
  3. bien entendu avec des disparités selon les zones et tenant en compte la poursuite du télétravail (1/4 des salariés au point fort selon la DARES), en particulier dans les grandes agglomérations. Ainsi, dans les 5 plus grandes villes de l’hexagone, la chute a atteint les 20% à mi-mars,
  4. depuis, il puis progresse régulièrement de semaine en semaine,
  • plus étonnant, et déjà un peu évoqué lundi, « L’information qualitative contenue dans les articles de la presse économique française » : nous passons sur les détails de « cuisine interne », mélange d’ingrédients, d’algorithmes, de retraitements et de combinaisons, mais il faut dire que là aussi, le résultat est impressionnant, bien qu’encore peu prédictif ! il en découle un indicateur de « sentiment médiatique », qui, calculé sur longue période, est en corrélation avec les évolutions du glissement annuel du PIB, et donc peut être utilisé pour essayer d’anticiper les fluctuations de l’activité économique. Nous allons directement à la conclusion : « Depuis mi-mai, la reprise économique se confirmerait : l’indicateur semble en effet revenir vers les niveaux observés juste avant le confinement, mais reste néanmoins en-dessous de son niveau de février dernier ». Un peu comme notre indicateur « remontée du terrain », mais avec des chiffres et de la science en plus.
     

___> comptes des ménages : en tenant compte des plus (aides, AP, subventions,…) et des moins (CP, baisse revenu,…), ce qu’il faut retenir est que « le revenu disponible brut des ménages en avril 2020 aurait diminué de l’ordre de 2,7 % par rapport à une situation « normale »,

___> comptes des entreprises : globalement et toujours en tenant compte des plus (aides, baisse masse salariale, subventions,…) et des moins (CA,…), en avril la baisse de marge serait de 9 points.

 

___ 6) INTERIM : c’est le moment de notre rendez-vous désormais hebdomadaire d’analyse, semaine après semaine, des évolutions des chiffres du CREDOC pour l’intérim en France. (Cf. nos lettres des 15/0429/045/0513/0520/0528/05412 et 17 juin). 

Les chiffres de la semaine 25 (semaine dernière, soit la 3ème post déconfinement quasi-total) sont toujours orientés à la hausse, de semaine en semaine, à près de +5% de moyenne nationale, après les +9% de la semaine dernière, avec toujours assez peu de disparité significative selon les régions. Ce bon chiffre confirme la reprise progressive et continue de l’Intérim

A priori, nous maintenons qu’il n’y a aucune raison que la hausse ne se poursuive pas, sachant qu’on se situe toujours à -1/3 par rapport à la même période de l’année dernière, également un bon indicateur, même si les acteurs du secteurs aimeraient une hausse plus nette.

 

STRATÉGIE CT ET LT

 

___ 1) Afin de pouvoir interagir dans l’écosystème qui vous convient le mieux, Lucie de Silvestre-Besset, de FINOVA Conseil vous propose une revue des différents réseaux professionnels existants : « trouver réseau à son pied »,

___2) Retrouvons la 21ème minute OPTIMISTE, de Jean-Marc Bonnet, dirigeant de FINOVA Conseil : «  Aimons-nous vivants !  », ou comment ne pas refuser d'affronter ses problèmes !

 

 

Si vous souhaitez voir ou revoir tous les épisodes de la minute OPTIMISTE, retrouvez-les en cliquant ici !

 

« Si on m'annonçait que la fin du monde est pour demain, je planterais quand même un pommier. » (Martin Luther)

Bon courage.

 

Les collaborateurs et associés de FIMECOR Walter Allinial.

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